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Les 10 erreurs les plus courantes dans l’éducation d’un chien

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Première erreur : choisir une méthode d’éducation qui ne convient ni à votre chien, ni à vous.

Il existe autant de méthodes d’éducation que de binômes chien-humain et ce qui fonctionne pour les uns ne fonctionnera pas forcément pour les autres. Toutefois, il existe de grands courants d’éducation qu’il est important de connaître pour pouvoir s’adapter au mieux. On peut ainsi opposer l’éducation coercitive (= qui utilise une contrainte) ou « traditionnelle » à l’éducation « positive » ou « bienveillante ». Ces deux courants sont eux-mêmes subdivisés en nombreux autres qu’il peut être intéressant de découvrir.

  • L’éducation « traditionnelle » vise à asseoir la position de l’humain en tant que « dominant » ou « mâle alpha » et place le chien comme « dernier de la meute ». Eduquer son chien de cette manière revient à utiliser des contraintes physiques et les comportements indésirables sont punis physiquement (claque sur le museau, coup de laisse, saisie au collier, collier électrique…).
  • L’éducation « positive » ne place plus le chien comme « dernier de la meute ». Les mauvaises actions sont prévenues par la gestion de l’environnement, en plaçant par exemple les sujets de bêtises hors de portée du chien et les comportements désirables sont renforcés au moyen d’une récompense (friandises, caresses ou jeu par exemple). Les punitions physiques et la contrainte ne sont pas utilisées dans cette méthode d’éducation et on cherche à obtenir la coopération de notre compagnon plutôt que sa soumission. Vous l’aurez compris, cette méthode d’éducation est plus saine pour créer une belle relation avec son chien.

Deuxième erreur : vouloir aller trop vite dans l’éducation de son chien.

Bien qu’ils aient acquis une compréhension fine de l’être humain, les chiens ont besoin de temps pour comprendre ce que leur gardien attend d’eux. En éducation canine, on parle souvent de la règle des « 3D » : durée, distance, distractions. Eduquer un chien peut parfois être long. Néanmoins, pour être certain que son chien accomplira l’ordre ou le tour demandé (un rappel, un assis, un « fais le mort »…), il faut procéder par étape et grader progressivement chacun de ces curseurs.

Pour poser les bases, il peut être intéressant de débuter l’apprentissage dans un endroit sans distraction, comme votre salon par exemple. Sans aucune distance, votre chien est juste face à vous et sans durée : dès l’ordre obtenu, vous récompensez. Petit à petit, vous augmenterez l’un ou l’autre des 3D. Par exemple, un « assis », toujours dans votre salon, toujours face à votre chien, mais pendant 3, puis 10, puis 15 secondes avant de le récompenser. Par la suite, il pourra être bénéfique de réitérer ces ordres dans d’autres circonstances, lors de promenades ou avec des congénères (pour qu’il reste obéissant, même distrait par d’autres chiens) par exemple. Vous pourrez alors travailler d’autres ordres et lui apprendre le rappel.

N’oubliez pas de redescendre régulièrement le niveau de difficulté que vous imposez à votre compagnon. Si vous exigez toujours plus de lui, vous finiriez par le mettre en échec et de ce fait, le décourager.

Il ne veut pas s’asseoir ? Peut-être qu’il n’a pas compris la demande car elle était trop brouillonne ou que vous avez envoyé des signaux contradictoires. Peut-être qu’il n’a simplement pas complètement acquis l’ordre et qu’il faut reprendre l’apprentissage. Il est également possible qu’il ait mal au dos ou aux pattes et que la position soit inconfortable pour lui. Cela nous offre une transition parfaite pour aborder la troisième erreur.

Troisième erreur : ne pas écouter son chien.

Votre chien communique constamment avec vous et parfois, de manière très discrète. A vous d’apprendre à le décoder. Cela vous permettra d’anticiper les problèmes qu’il pourrait rencontrer, un mal-être, une anxiété ou encore une douleur qui l’empêcherait de réaliser un tour. Dans le cas où vous auriez un chien anxieux, le connaître et savoir déchiffrer ses signaux d’inconfort peuvent vous permettre d’éviter qu’il se mette en danger.

Communiquer avec un animal de compagnie, qui a des codes complètement différents de nôtres, peut parfois faire peur. Ne pas réagir de manière adaptée peut amener le chien à prendre peur, voire mordre. Il est important de ne pas punir chaque morsure, car la cause de celle-ci peut être l’incompréhension de l’humain, pas toujours le mauvais comportement canin.

Quatrième erreur : se laisser attendrir !

Cette erreur est fréquente chez les propriétaires de chiots, ou de petits chiens. En effet, comment ne pas craquer devant son adorable chiot à son arrivée à la maison ? Toutefois, dans le cas où il s’agit d’un Berger Allemand, qui, une fois adulte, pourra peser jusqu’à trente-cinq kilos, vous regretterez d’avoir été trop laxiste quand il poussera littéralement mémé dans les orties. Pour les chiens, l’obéissance doit s’acquérir au plus vite pour ne pas avoir à recourir trop souvent à la punition. Alors, dès son arrivée à la maison, même s’il vous fait craquer, il faut poser des règles et ne pas y déroger car les défauts acquis durant l’enfance se conservent et s’aggravent souvent à l’âge adulte.

Profitons de cette parenthèse pour dire qu’éducation du chiot et éducation du chien sont deux choses différentes, notamment à cause du fait qu’un chiot a encore tout à apprendre alors qu’un chien adulte a peut-être déjà un certain bagage. Tous les chiens ne sont pas les mêmes, et les méthodes d’éducation varient autant pour les races que pour l’âge.

Voici des articles qui vous aideront à dresser votre chien ou éduquer votre chiot.

Cinquième erreur : Ordre – contrordre – désordre.

Comme expliqué au point précédent, il est important pour l’équilibre du chien d’avoir des limites qui n’évoluent pas au fil du temps. Si une pièce est interdite, elle devrait le rester. Pour cela, il est important de discuter avec tous les membres du foyer des règles de vie à appliquer avec le chien lors de son arrivée. Il faut mettre à contribution les enfants pour faire respecter les règles et afficher une ligne directrice cohérente.

De même, il est important de rester constant dans sa manière d’interagir avec le chien. Un comportement trop changeant pourrait le déstabiliser et, chez un chien au tempérament anxieux, cela peut avoir des répercussions plus ou moins faciles à gérer. Habituer un chien a des ordres, tonalités et comportements le rassure, et le rend donc plus à même d’obéir.

Sixième erreur : Ne pas utiliser toujours le même mot.

Cette erreur découle directement de la précédente, bien qu’elle s’applique plus précisément à l’apprentissage d’un ordre. Prenons par exemple « Assis », « Assieds-toi », « Assois-toi », « Pose tes fesses » : si tous ces ordres signifient la même chose à nos yeux, votre chien, lui, sera complètement perdu. Imaginez-vous apprendre une nouvelle langue : votre chien est comme vous, il saisit quelques mots au passage, ceux qu’il a appris et le reste n’est qu’un bruit de fond. Alors, pour avoir une réponse claire, utilisez toujours le même ordre pour obtenir la même action.

Si vous voulez avoir plus de réussite, les ordres de base doivent être énoncés sans agressivité et distinctement. Dresser rapidement son chien, c’est bien, mais le but premier doit rester de bien le dresser. Cela évite de laisser s’installer des mauvaises habitudes et de devoir repasser sur des ordres de base par la suite.

Septième erreur : Répéter ses ordres.

Votre chien n’obéit pas assez vite, rechigne ou tourne autour du pot ? Il est très tentant de répéter l’ordre, encore et encore jusqu’à obtenir le résultat souhaité et, pourquoi pas, en haussant le ton. Mais que pensez-vous qu’il va en retenir ? Que votre voix n’est qu’un brouhaha incessant auquel il n’est pas forcément utile de faire attention. De plus, votre agacement transparaissant dans votre voix ne fera que lui donner envie de s’écarter de la menace que vous représentez pour lui.

Dans le cas d’un chien en jeune âge, une voix forte peut même avoir l’effet inverse et l’exciter, ce qui rendra la séance d’apprentissage encore moins productive. Dans le dressage du chien, beaucoup de choses dépendent du dresseur et non pas du chien en lui-même.

Si cette partie vous semble compliquée et/ou ne fonctionne pas avec votre chien, un comportementaliste ou un éducateur canin peut vous aider à trouver la bonne méthode d’éducation. Ces professionnels canins connaissent nos amis à quatre pattes par coeur et savent comment calmer un chien agressif, lui apprendre de nouveaux ordres ou encore la propreté.

Huitième erreur : Récompenser son chien à outrance.

Ce point peut sembler un peu contradictoire avec les précédents. En effet, lorsque vous apprenez un nouvel ordre à votre compagnon à quatre pattes, il est important de le récompenser lorsqu’il produit bien le tour. Toutefois, si vous prenez l’habitude de le récompenser à chaque fois, il est fort probable qu’il vous le propose à toutes les sauces pour avoir la très convoitée friandise. Il est alors très important de ne pas récompenser votre chien hors des séances d’apprentissage. Cela évitera qu’il ne s’excite dans votre cuisine en vous proposant tous les tours de son répertoire dans l’espoir d’avoir une partie de votre repas.

Il est important d’être à l’écoute de son chien, mais n’échangez pas les rôles : c’est lui qui doit être dressé, pas son éducateur ! C’est souvent plus difficile à dire qu’à faire, mais une bonne éducation passe par des règles strictes et un bon éducateur avant tout.

Neuvième erreur : Ne pas récompenser son chien quand il est calme.

Eh oui, le calme se récompense. Cela peut paraître surprenant, incongru, voire même inutile. Et pourtant, lorsque vous passez devant la terrasse d’un café et que vous voyez ce chien sagement couché sous la table, vous vous dites que jamais votre pile électrique sur pattes ne saurait faire de même. Pourtant, cela est tout à fait possible, en récompensant le calme.

D’abord dans le jardin, puis dans un champ, pourquoi pas un chemin peu fréquenté, puis sur un trottoir… Il faut augmenter petit à petit la difficulté, en récompensant doucement (pas de jeu endiablé ou de voix surexcitée…) l’état détendu et calme de votre chien. Vous verrez, petit à petit, il cessera de sauter autour des invités lorsque vous prenez simplement un café dans votre salon. De même, il attendra tranquillement que vous repreniez votre balade si vous croisez une connaissance. En somme, vous aurez un chien calme.

Evidemment, le but est de le faire avec parcimonie. Récompenser un chien qui ne fait rien reviendrait à le récompenser très souvent et cela peut être dangereux si les friandises sont données en trop grande quantité. D’ailleurs, on ne le répètera jamais assez, mais un suivi vétérinaire peut être très utile pour avoir des conseils d’éducation en supplément du suivi de son poids.

Dixième erreur : Vouloir à tout prix contrôler son chien plutôt que l’éduquer.

Avoir un chien qui obéit au doigt et à l’œil, qui a toujours le regard braqué sur vous, qui ne s’éloigne jamais, ça donne envie n’est-ce pas ? Mais que penser d’un tel chien ? Pensez-vous qu’il vive sa vie de chien ? Un tel chien est-il mieux dans ses pattes qu’un autre libre d’aller renifler à droite à gauche en balade ?

Il est important, en tant que gardien d’un chien, de prendre conscience de la ligne parfois très fine entre « éduquer » et « contrôler ». Il est important de lui laisser la place pour s’exprimer. Certes, il ne fera pas toujours exactement ce que la société attend de lui, peut-être qu’il fera des pas de travers, mais n’est-ce pas mieux d’avoir un chien bien dans ses pattes et éduqué, qu’un chien contrôlé et sans liberté ?